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Alain DAVY

Pointel - Orne Contacter par mail

SAU : 98.6 ha dont 30 ha de prairies de fauche (route départementale) - Nombre d'UTH : 1.5
Sol : Argilo-limoneux (60%), Limono-schisteux (40%) - Pluviométrie : 820 mm

Activités :

Bovin lait
Bovin viande
Cultures

Cultures :

- Maïs grain
- Prairie permanente
- Prairies temporaires graminées-légumineuses
- Triticale

Objectifs :

- Améliorer sa valeur ajoutée
- Assurer l'autonomie alimentaire
- Optimiser la gestion de l'azote
- Réduire ses coûts de production
assolement davyportrait_davy    

Indicateurs technico-économiques  (moyenne 2012 à 2014)

Mes objectifs

0,98 UGB/ha de SFP Être autonome à 100%.
Coût alimentaire = 53 €/1000 L Réaliser au maximum 85% du quota laitier pour satisfaire les besoins en trésorerie.
Coût engrais = 0 €/ha Avoir un week-end par mois.
Coût pesticides = 0 €/ha Maintenir le salarié à mi-temps.
EBE/produits = 56 %            VA/produits = 78 %
EBE/UTH = 54 500 €            VA/UTH = 75 400 €
panorama_bocage 3  
  • Evolution de la ferme
    Evénements importants
  • 1997
    SAU : 98.5 ha
    UTH : 2
    Cheptel : 40 VL Normandes, 237 000 L vendus, 20 taurillons
    1997

    Installation d’Alain en GAEC avec sa mère.
    72 ha en cultures, 19,5 ha en prairies accessibles.


  • 2002
    SAU : 98.5 ha
    UTH : 1.5
    Cheptel : 235 000 L, 45 taurillons
    2002

    Départ en retraite de la mère d’Alain.
    Embauche d’un salarié à mi-temps.
    Questionnement sur le temps de travail et la main d’œuvre.


  • 2003
    SAU : 98.5 ha
    UTH : 1.5
    Cheptel : id
    2003

    Passage en non labour
    => hausse de l’utilisation des phytosanitaires et augmentation des résistances d’adventices.


  • 2005
    SAU : 98.5 ha
    UTH : 1.5
    Cheptel : id
    2005

    Réunion d’information du syndicat d’eau local
    => Prise de conscience des enjeux phytos/eau
    => Remise en question total du système.
    Adhésion au CIVAM de la Rouvre.
    Passage progressif en système herbager.
    Croisement 3 voies sur le troupeau.


  • 2008
    SAU : 98.5 ha
    UTH : 1.5
    Cheptel : id
    2008

    Échange parcellaire 4,5 ha => augmentation de la surface accessible aux VL : 40ha.
    Signature d'une MAE SFEI.
    Aménagement parcellaire.
    Mise en place d'une rotation Luzerne * Fétuque / Maïs grain (stockage inerté) / Céréale.


  • 2012
    SAU : 98.5 ha
    UTH : 1.5
    Cheptel : 375 000 L
    2012

    Passage en bio avec changement de laiterie (passage en AOC lait cru).
    Arrêt des croisements pour revenir vers la normande.
    Échange parcellaire de 6.5 ha.
    => 60 ha accessibles (45 ha en herbe pour le pâturage).


  • 2016
    SAU : 98.5 ha
    UTH : 1.5
    Cheptel : 61 VL, 380 000 L vendus
    2016

    Arrêt des bœufs.


  • 2021

Qu'est-ce qui t'a amené à produire économe ?

Suite à une réunion d'information et de sensibilisation aux problèmes de pollutions sur mon bassin versant, organisée en 2005 par le syndicat d'eau intercommunal et l'Agence de l'Eau Seine-Normandie, la FRCivam de Basse-Normandie a proposé d'accompagner un groupe d'une dizaine d'agriculteurs dans une réflexion sur l'évolution de nos systèmes. Les pesticides retrouvés dans les eaux de la station de pompage m'ont fait réfléchir quant à mes pratiques culturales. En engageant mon système vers plus d'autonomie et d'économie d'intrants, je souhaitais mieux vivre de mon métier, en ayant bonne conscience environnementale et contribuant à la préservation de la qualité de l'eau.

Comment t'y es-tu pris ?

Le groupe d'échanges et de formation constitué et animé par la FRCivam m'a permis d'analyser mon système d'exploitation et d'élaborer des pistes d'évolutions à partir des réflexions collectives émanant du groupe et d'un diagnostic de changement de système. Au cours des années suivantes,  nous avons cultivé nos connaissances sur différentes thématiques comme la construction et la conduite d'un système herbager, la vie et le fonctionnement du sol, l'élevage des génisses... Et puis, il y a eu deux échanges amiables successifs d'une surface de 12 ha, qui m'ont permis de restructurer mon parcellaire et d'accroître ma surface accessible au pâturage pour atteindre un total de 45 ha. Sans oublier la réduction progressive des achats de concentrés puisque l'herbe me fournit un fourrage équilibré (RGA-Fétuque élevée-TB pour la pâture et luzerne-fétuque élevée pour la fauche) et que je valorise une grosse partie de mes cultures en auto-consommation (maïs épi et triticale).

Qu'est-ce qui a été le plus compliqué ?

Accepter une baisse de production laitière par vache durant les premières années... Très vite compensée par les économies d'intrants générées et un changement de système, qui se sont traduits par une augmentation de mon EBE !

Qu'est-ce qui a été le plus simple ?

Fermer le silo et lâcher les vaches à la pâture sans se soucier de quoi que ce soit : simplification dans la ration et dans le travail !

Si c'était à refaire ?

Je repartirais de la même manière, en groupe. Il a clairement contribué à la dynamique de changement et sans aller trop vite pour bien prendre le temps d'apprivoiser les changements. Mon seul regret : ne pas avoir commencé plus tôt.

De quoi es-tu le plus fier ?

De l'efficacité économique de mon exploitation. Certes, je fais moins de produit qu'avant mais en face j'ai beaucoup moins de charges et un EBE qui s'est nettement amélioré. Tout cela en étant autonome à 100 % !!!

Et demain ?

Je souhaite maintenir le système actuel avec du renouveau pour améliorer mes conditions de travail et ne pas tomber dans la routine. Passer mon salarié, actuellement à mi-temps, à plein temps, ce qui permettra de travailler les 3 piliers, à savoir l'environnement, l'économique et le social au travers de l'évolution de mon système !

Les systèmes de culture de l'exploitation

Quatre systèmes de culture sont mis en œuvre sur l'exploitation. Les prairies occupent une place importante dans l’ensemble des système de cultures. Les parcelles les plus proches (SdC 3 et 4) sont essentiellement destinées au pâturage, l’objectif est de faire « vieillir » ces prairies au maximum en recourant au sur-semis si besoin. Les SdC 1 et 2 ne sont pas accessibles au pâturage,  ils servent à constituer les stocks (ensilage, enrubannage, foin).

Carré SDC

Focus technique SdC n°1 : Maîtrise de l’alimentation azotée des cultures

Afin d’améliorer l’alimentation en azote de ses cultures sans recourir aux engrais minéraux, Alain Davy mobilise une combinaison de leviers agronomiques au sein de son système de culture.

En jouant sur la composition de la rotation (légumineuses, résidus), Alain cherche à augmenter le stock de matière organique. Sa minéralisation est favorisée par un entretien de la structure et de l’équilibre acido-basique du sol. Les apports d’effluents sont positionnés de manière à ce que leur valorisation par la végétation soit optimale.

décisionnel azote davy

Résultats techniques du SdC n°1 (moyenne 2011 à 2015)

résultats techniques sdc davy

Performances du SdC n°1 (moyenne 2011 à 2013)

Les performances du système de culture ont été évaluées avec la méthode MASC 2®,  les indicateurs ont été calculés à l’aide de l’outil Criter®.

Perf dany BN V2

Tableau Criteres

Résultats techniques (moyenne 2011 à 2014)

  • Volume produit =  302 175 L
  • Nb de vaches = 55
  • Production par vache =  5 530 L
  • Coût concentrés = 16 € /1000 L
  • Coût fourrager = 60 € /1000 L
  • Coût alimentaire = 76 € /1000 L
  • Coût vétérinaire = 4 € /1000 L

Reproduction

  • Vêlages toute l’année : 1 période de pointe en mai-juin pour faire du lait d’été (bien payé en AOC bio) et un lot en septembre.
  • Les génisses vêlent entre 2,5 et 3 ans.
  • 65 % de réussite en 1ère IA.

Système fourrager

  • Période de pâturage : 15/02 au 1/12.
  • Pas de fourrage distribué en année « normale » entre le 1er avril et le 15 novembre.
  • Si l’année est séchante : 5 kg MS d’enrubannage/ VL pendant un mois.
  • Pâturage tournant sur 45 ha accessibles.
  • 1 à 2 kg de maïs épi ou triticale pour complémenter le pâturage.
  • Ration hivernale : 2.5 à 3 kg MS /VL de maïs épi et, en fonction des récoltes, environ 2/3 d’enrubanage - 1/3 de foin.
  • Stockage du maïs épi en enrubannage.

« Plus il y a du foin, plus il y a du TP (taux protéique). »

« Généralement, sur les parcelles de fauche, la 1ère et la 4ème coupes sont faites en enrubannage, la 2ème et 3ème en foin. »

 

calendrier fourrager

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