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Technique systèmes de cultures économes

Construire de nouveaux systèmes
… parce que les systèmes actuellement dominants ne sont pas économes. Fertilisation coccinelles (1)azotée ad libitum pour éviter toute carence, usage intensif de pesticides pour protéger les cultures contre les adventices, les maladies, les insectes ou les limaces, régulateur de croissance pour empêcher les céréales de verser,… : ces modes de production où chaque problème appelle une solution simple, basée sur l’emploi d’un intrant, doivent être remplacés par des systèmes où l’on combine différentes méthodes agronomiques pour réduire le besoin d’intrants : sortir de la dépendance aux pesticides en allongeant les rotations, en adaptant le choix des variétés ou des dates de semis, réduire les apports d’engrais azoté en introduisant des légumineuses dans les successions ou dans des associations d’espèces. Construire des systèmes de culture économes, c’est anticiper les problèmes pour ne pas avoir à les résoudre !

Conduire les cultures…
… en raisonnant chaque intervention au plus juste. L’observation des champs au cours du tour de plaine est la clé de cet ajustement. On intervient quand jaunit la « bande double densité », quand le seuil de présence de maladies est atteint, ou quand lèvent les adventices : pas quand le voisin sort son pulvérisateur ou son épandeur d’engrais… On accepte que le champ ne soit pas  toujours impeccablement vert foncé, parce qu’on sait que de courtes carences en azote n’affectent pas le rendement ; on accepte quelques pucerons, parce qu’on sait que les auxiliaires (coccinelles, syrphes…) vont arriver. Conduire des cultures économes repose sur un changement de références, on pourrait dire un changement de réflexes.

Un cahier des charges MAE « Grandes cultures économes » (GCE)
Dans le cadre du projet Casdar « Grandes culutres économes » (voir colloque de restitution), 56 agriculteurs de 4 régions (Pays de la Loire, Bretagne, Centre, Poitou- Charentes) ont testé sur 4 ans un cahier des charges « grandes cultures économes », avec l’aide de l’INRA, de l’ESA d’Angers, du Réseau Mixte Technologique (RMT) Systèmes de culture innovants (SdCI) et du Laboratoire Ecologie Evolution Symbiose de l’Université de Poitiers, dans le but de le voir décliné en un contrat agri-environnemental (MAE) spécifique, dès 2013.

Pour parvenir à respecter ce cahier des charges, la plupart des « testeurs » ont dû reconcevoir leurs systèmes de culture pour les rendre moins sensibles aux bioagresseurs, et de ce fait, moins consommateurs d’intrants.

Le centre d’étude et prospective du ministère de l’agriculture a publié une analyse sur cette expérience de MAE grandes cultures économes.

Vous trouverez ci-dessous un reportage chez Jean-François Dabilly, agriculteur du civam du Chatelleraudais, qui a participé à l’expérimentation du cahier des charges GCE.


Des systèmes économes en intrants par Agence-eau-Loire-Bretagne

Nous vous invitons sur l’espace de discussion « cultures économes ».

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