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Ecophyto

Réduire de 50 % les pesticides d’ici 2018 est possible

 

Dans le cadre de FERMEcophyto, une dizaine de groupes sont portés par le réseau Rad-Civam et ont en commun cette vision d’une agriculture économe et autonome en intrants (engrais, pesticides, concentrés…). Pour améliorer leur résultat économique, les 100 agriculteurs de ces réseaux font le pari de la réduction des charges opérationnelles et du coûteux poste des pesticides.

Voici le film de l’Adage et du Cedapa réalisé dans le cadre du plan Ecophyto « Introduire de l’herbe pour des systèmes plus pâturants et plus autonomes » afin de réduire fortement les pesticides en élevage de ruminants.

Réduire sa dépendance aux pesticides par une reconception du système de cultures…

 Parmi ces postes, les pesticides coûtent particulièrement cher sans pour autant apporter de résultats probants. Effectivement, si jusqu’à un certain point, il existe une certaine linéarité entre rendement et disponibilité en azote pour la plante, l’utilisation de pesticides ne permet pas directement de produire des quintaux mais plutôt et parfois, d’éviter d’en perdre en luttant chimiquement contre les bioagresseurs. Pour réduire sa dépendance aux pesticides, il apparaît important de reconsidérer l’impact des bioagresseurs. Effectivement, leur présence n’induit pas toujours d’attaque et de dégâts sur la plante. Les dégâts observés n’impliquant pas toujours de dommages sur les rendements, et ces même dommages n’impliquant pas toujours de perte économique pour l’agriculteur. 

 

Pour répondre à ces concepts, les agriculteurs du réseau Rad-Civam mettent en œuvre des systèmes de cultures plus résistants aux bioagresseurs en privilégiant les techniques préventives : déspécialisation de la flore adventice par une alternance des périodes de semis ; gestion des stocks adventices par étouffement grâce à des cultures ou mélanges couvrants et pluriannuels ; stratégies d’évitement en décalant les dates de semis ; régulation agroécologique par l’implantation de zones refuges d’auxiliaires de cultures ; alternance de cultures hôtes et non hôtes … Tout est bon pour bouleverser le cycle de bioagresseurs que des rotations courtes ou des paysages banalisés auraient pu encourager. 

 

favorisée par une reconception du système d’élevage ou de vente des cultures

L’allongement de la rotation, élément clé de la production intégrée, implique l’implantation d’une grande diversité de cultures. Ainsi, ray grass ; trèfles (hybrides, violet…) ; fétuques ; blé ; maïs ; triticale ; orges d’hiver et de printemps ; avoine ; lupin ; féveroles d’hiver et de printemps ; luzernes ; sorgho ; moutardes ; vesces ; betterave ; tournesol et pois sont cultivés par les agriculteurs du groupe ; en cultures pures ou en mélanges. La recherche de débouchés fait partie intégrante de la construction du système et de nombreuses cultures sont autoconsommées et contribuent à l’indépendance et la sécurité du système vis-à-vis des prix des fourrages et concentrés importés. Des échanges paille contre fumiers, des contrats entre éleveurs et céréaliers, contrats de production de semences peuvent se également se conclure pour lever le verrou de la rotation chez des céréaliers qui n’ont pas la possibilité de valoriser les cultures orphelines sur les marchés classiques. Une règle de décision commune les regroupe toutefois : favoriser une mise en production de cultures destinées au marché local domestique. 

 

Se réunir pour se rassurer, et résister à traiter

 « La réduction des pesticides, c’est la gestion du trouillomètre » aiment à témoigner certains agriculteurs des groupes alors que, même si l’on a anticipé les risques, la pression sur le terrain est parfois forte : comment rester serein lorsque l’on reçoit un texto « attention, alerte charançon : il faut traiter » et que les pulvérisateurs sortent des fermes voisines pour battre la campagne. Le collectif rassure et les agriculteurs se regroupent autour de spécialistes pour garder la tête froide au cours des périodes « chaudes ». Dans le même sens, l’hiver est l’occasion de reposer à plat le système pour anticiper au maximum les risques d’infestation. C’est également l’heure du bilan ou l’on peut, en groupe, évaluer les performances environnementales et économiques de son système, se comparer aux autres, et identifier les marges de progrès pour aller plus loin. 

 

 

Une meilleure efficacité économique sans pesticides

Ainsi, certains ont déjà mis ces principes en pratique depuis de nombreuses années pour aller jusqu’à à très faible niveau de pesticides (-90 %) ou bios. Réinséré dans une approche globale, l’économie des pesticides, d’engrais minéraux, de concentrés, de coûts de mécanisation, et d’intrants en général, permet de capter la valeur ajoutée dans la ferme pour atteindre une efficacité économique (Valeur Ajoutée / Chiffre d’Affaire) de 56 % contre 36 % en moyenne sur le même territoire, au service de l’emploi agricole. 

Pour nombre d’entre eux, le programme FERMEcophyto est l’occasion de faire avancer ses pratiques en bénéficiant de son ingénieur réseau et sa capacité à accompagner au changement, et d’agriculteurs référents au sein du groupe.

 

Voici quelques présentations des groupes Fermecophyto :

Le groupe ecophyto des Défis ruraux (76)

Les groupes ecophyto des civam de  Poitou-Charentes

Panneau Groupe DEPHY Civam Adage (35)


Les résultats de la phase-test sont téléchargeables : FERME 2010_Bilan_Tome 2_Synthese SdC economes & performants_2012-02_VFinale.

La web-série Pourquoi Comment produire économe

width= Dans cette nouvelle collection, vous trouverez plusieurs témoignages d'agriculteurs qui ont fait évoluer leur système de production en utilisant moins d'intrants.

Pour en savoir plus

La lettre de l’agriculture durable

width= Ce trimestriel d'une douzaine de pages, décode l’actualité du monde agricole, les initiatives entreprises par les groupes locaux, la technique, la recherche pour plus de durabilité.

Pour télécharger le dernier numéro

PÂTUR’AGENDA 2017, outil de réduction des charges

En 160 pages et en couleurs, le Pâtur'agenda égraine au fil des saisons les repères du pâturage tournant des éleveurs du Rad-Civam qui vous aideront à mieux valoriser votre ressource herbagère.
S'y ajoutent les clés qui vous permettront, si affinités, de mener à bien votre transition vers un système plus économe-autonome.

Au format 9,5 × 16,5 cm, votre Pâtur’agenda® vous suivra toute l’année dans les poches de vos vêtements de travail.

Pourquoi comment réduire ma consommation de pesticides (-50 % de pesticides, on l’a fait)

width= Cette publication revisite la question de la réduction des pesticides en explorant des combinaisons techniques ou des changements de système permettant à des agriculteurs d’obtenir des systèmes de culture économes en phytos. Réduire les pesticides de 50%, c’est possible.

LA GRANJAFOIN

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